Exercice pratique du toucher

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 « Je me sens moi parce que tu me touches »

 Ainsi nous avons besoin du toucher pour nous développer, nous révéler dans notre dimension psychoaffective et physique, de la vie intrautérine jusqu’au bout du chemin. « Je me sens moi parce que tu me touches », déclare le Dr Lucien Mias, gériatre, gérontologue et ancien rugbyman sur son site d’informations sur la gérontologie en institution Papidoc.chic. Le monde des couleurs, des odeurs, des sons est purement subjectif, il est de simple apparence. La main va à la rencontre de cette sensation et prend un contact direct avec les êtres ».

Si le sens du toucher est concentré dans la main, le toucher est en soi holistique (du grec « entier »), c’est-à-dire qu’il prend en compte la personne dans sa totalité. Le massage dépasse l’aspect simplement tactile, il nous touche au-delà de la peau…

Pour mieux l’expérimenter, nous vous proposons ce petit exercice de massage extrait du site Papidoc.chic :

  • Que diriez-vous de tenter expérience toute simple ? Masser votre propre main.
  • Un massage commence toujours par un effleurage léger, sorte de demande d’autorisation à la personne et du corps à être touché, suivi d’un effleurement plus appuyé avant le plein contact .
  • Le massage commence dès que l’on prend la main. Effleurez légèrement le bras entier. « Puis toute la main est sollicitée par des mouvements circulaires, en profondeur sur les parties charnues. Les doigts sont massés sur les côtés dans le sens centrifuge, sur le dessus et le dessous dans le sens centripète ; ils sont étirés délicatement et mobilisés raisonnablement : en extension, en flexion, en rotation. » On peut s’attarder un peu « sur les points métarcarpiens stimulés par un ponçage rotatif profond avec le pouce, suivi d’une pression glissée ; sur la partie située entre le pouce et l’index, toujours douloureuse ; sur les éminences thénar et l’hypothénar pour les pétrir ; sans oublier le poignet qui, afin de l’assouplir, nécessite d’être massé, frictionné et mobilisé. Le massage se termine par le “remodelage” complet en un large mouvement d’effleurage, afin de reconstituer le schéma de l’ensemble du membre supérieur. »

Et si à la fin du massage, vous vous posiez la question : qui de vous deux a été le plus touché dans ce massage ?

« Seul le toucher fournit la certitude d’une réalité. » Guy Lazorthes, neurologue.

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