Des mandalas pour tourner rond

Les mandalas nous viennent de traditions millénaires. Colorier leurs motifs complexes aurait des effets étonnamment bénéfiques sur le stress. Petit tour de ces cercles pas comme les autres avec Rosette Poletti, psychothérapeute  et docteur en sciences de l’éducation.

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Que sont exactement les mandalas ?

Le mot mandala signifie « roue » ou « cercle » en sanskrit*. Le cercle est l’une des premières formes géométriques représentées par l’homme, et il revêt un aspect symbolique dans beaucoup de cultures. Dans un mandala, ce cercle est rempli de multiples dessins entrecroisés qu’il s’agit de colorier avec minutie. Les moines tibétains passent des jours entiers à les réaliser avec du sable coloré, puis laissent le vent les disperser en signe de lâcher prise. La forme du mandala est également très présente dans la tradition chrétienne, où elle se retrouve notamment dans les rosaces de cathédrales.

 

Comment cet art sacré peut-il nous aider à aller mieux au quotidien ?

Aujourd’hui, on parle beaucoup de méditation pour lutter contre les angoisses et le stress. Mais bien avant cette mode, le psychiatre suisse Carl Jung proposait déjà d’utiliser les mandalas comme une forme de méditation active. Leur coloriage permet de travailler sur nos émotions et notre état d’esprit d’une façon simple, aussi accessible aux enfants qu’aux personnes âgées ou souffrantes. Colorier du centre vers l’extérieur incitera les gens repliés sur eux-mêmes à s’ouvrir davantage au monde. À l’inverse, aller de l’extérieur vers l’intérieur pourra aider une personne qui se sent agitée ou confuse à se recentrer. J’ai parfois fait le test de prendre la tension et les pulsations cardiaques de mes patients avant et après le coloriage de mandalas, et l’effet d’apaisement était mesurable.

 

Comment un mandala se distingue-t-il d’un simple dessin à colorier ?

Par sa forme : un mandala doit être un cercle fermé. Mais ensuite tout est permis : des motifs abstraits fonctionnent aussi bien que des fleurs ou tout autre élément inspiré par la nature. La sélection des couleurs est également importante : elle doit être instinctive. Chaque teinte possède sa propre énergie et son choix nous apprend quelque chose sur nous-même. Je propose d’ailleurs à mes patients de coller leurs mandalas finis sur leur fenêtre comme de petits vitraux, afin de profiter longtemps de l’exposition aux couleurs qui leur correspondent.

 

* Sanskrit : ancienne langue autrefois parlée dans le sous-continent indien.

 

Pour en savoir plus : Mandalas, bien-être du lâcher prise de Rosette Poletti, aux Éditions Jouvence.

Pour colorier vous aussi votre mandala, rendez-vous sur www.achetons-responsable.fr (avec l’étiquette verte du blog)

 

 

  • Plutôt que de compter les moutons…

Difficultés à s’endormir, réveils nocturnes : la qualité de notre sommeil est l’une des premières victimes du stress. Et si les mandalas pouvaient nous aider à retrouver naturellement des nuits paisibles ? « J’ai proposé à une patiente âgée, qui ne voulait plus prendre de somnifères, de faire des mandalas quand elle avait des insomnies, raconte Rosette Poletti. Quelque temps plus tard, elle m’en a envoyé un cahier entier, coloriés de façon magnifique, en m’annonçant qu’elle n’avait plus de problèmes de sommeil ! »

 

  • Étiquette Les + Biocoop

S’épanouir dans la vie grâce aux mandalas, Collectif, Éd. Dangles, 12,90 €

Mandalas bien-être des accords toltèques, Patrice Ras, Éd. Jouvence, 6,90 €

Agenda mandala 2016, Éd. La Plage, 9,95 € ou 15 € (poche ou grand format)