Biocoop et le Tribunal international Monsanto

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Biocoop et le Tribunal international Monsanto

Les 15-16 octobre derniers à La Haye, se tenait le Tribunal international Monsanto, une action citoyenne destinée à juger symboliquement la multinationale. Dalila Habbas, responsable du Fonds de dotation et des partenariats Biocoop, y était aux côtés du président de Biocoop, Claude Gruffat. Témoignage.

Le Tribunal international contre Monsanto est une action citoyenne dont la marraine est la réalisatrice et écrivaine Marie-Monique Robin. Il vise à fournir des instruments juridiques à la société civile et à faire figurer le crime d’écocide (acte de destruction ou d’endommagement d’un écosystème, notamment par son exploitation excessive) dans les statuts de la Cour pénale internationale au même titre que le crime contre l’humanité, le génocide et le crime de guerre. Dalila Habbas, responsable du Fonds de dotation et des partenariats Biocoop, y était avec le prédident de Biocoop, Claude Gruffat. « Nous étions présents la veille, le vendredi 14 octobre, pour l’Assemblée des peuples, ainsi que le samedi à l’ouverture, se souvient-elle. D’abord, j’ai été frappé par le professionnalisme de l’événement. C’était comme un vrai tribunal avec des prises de paroles et des témoignages de gens venus de partout sur la planète. Leur dignité m’a profondément marquée. » Des récits terribles, des situations d’injustice, un décalage entre ces témoignages et l’absence de Monsanto qui n’a pas voulu être présent ni représenté… « Je me souviens du témoignage de Sabine, maman d’un petit Théo – opéré, réopéré pour cause de malformations à la naissance dues aux pesticides –, venue de France raconter son calvaire. Ou encore de ces paysans condamnés par la firme à des pénalités financières énormes pour avoir stoppé des cultures d’OGM sur leurs terres parce qu’elles s’avéraient non productives. Il y avait une ambiance de plomb et en même temps de l’espoir parce que dans un autre lieu, relié à l’événement, on pouvait voir plein d’alternatives qui fonctionnent déjà. Moi, salariée de Biocoop, j’avais vraiment l’impression de vivre un moment historique et extraordinaire parce que possible par la mobilisation de citoyens. Je me sentais partie prenante de quelque chose de très important, un processus en route capable de faire bouger le droit international ! » Biocoop a aussi contribué à rendre possible l’événement par un relais médiatique avec la campagne d’interpellation « Biocoop soutient le Tribunal international Monsanto », trois épisodes à voir ou revoir sur la chaîne YouTube de Biocoop, et par un chèque de 50 000 euros. « On a constaté que notre engagement servait de moteur : quand d’autres acteurs ont appris que nous nous engagions, ils l’ont fait à leur tour. » C’est pareil quand on pose des exigences sur la qualité des produits bio par exemple… Allez, en 2017, promis on continue !

Biocoop soutient le Tribunal international Monsanto, 3 vidéos à voir ou revoir :

Épisode 1 : La cuisine

Épisode 2 : La recrue

Épisode 3 : Le suspect

Témoignage vidéo et interview de Claude Gruffat, président de Biocoop

 

Partie 1

Partie 2