À la main ou à la machine, c’est pas pareil !

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Complément au dossier « Jamais sans ma machine ? » du n° 85 de CULTURE(S)BIO (magazine offert par votre magasin Biocoop, dans la limite des stocks disponibles, ou à lire sur biocoop.fr).

 

En cuisine, un appareil électrique permet de faire plus vite qu’à la main. Alors, quelle raison pourrait-on avoir de s’en priver ? Parce qu’il semblerait, qu’à un niveau subtil, il y ait des différences !

 

Il existe en effet une méthode d’analyse, la cristallisation sensible, qui a été mise au point en 1924 par le père du mouvement biodynamiste, Rudolf Steiner, et un de ses élèves, le scientifique Ehrendfried Pfeiffer. Ils cherchaient un moyen de révéler les forces induites par leur pratique biodynamiste. Ils ont imaginé de dissoudre les substances à analyser (par exemple du vin, du pain, un légume) dans une solution de chlorure de cuivre, puis de faire s’évaporer les liquides. Au bout de 10 à 15 heures, une forme particulière, plus ou moins organisée, ressemblant à une sorte de cristal – mi-plante mi-flocon de neige – apparaît. Mystérieusement. (Voir en vidéo)

 

wooden spoonsOn observe que ces cristallisations sont différentes selon les modes de culture ou de préparation. On voit ainsi de nettes différences entre des produits bruts ou raffinés, bio ou non bio, selon leurs modes de cuissons, selon un cru de vin et un autre… et selon la personne qui les a manipulés. Ainsi, une pâte à pain, selon qu’elle a été produite en machine, par une personne ou par une autre, n’a pas la même cristallisation ! Finalement, cela rejoint peut-être ce fameux « tour de main » que tout un chacun constate, cet amour que l’on dit sentir dans un plat selon qui l’a réalisé alors même qu’on a la même recette !

En tout cas, les vignerons qui pratiquent la biodynamie utilisent cette technique pour découvrir les qualités propres à chaque vin. Car chaque cristallisation est unique. Comme chaque être vivant ?

 

Pour en savoir plus :

Le site d’une association de biodynamistes suisses  

Le dossier de l’associations Fruits oubliés